Escaliers

Les escaliers sont des ouvrages de menuiserie complexes et fabriqués pour durer. Il arrive néanmoins qu’ils doivent être évacués d’un bâtiment : en cas de modification des circulations ou en cas de démolition, par exemple. Certains escaliers peuvent être récupérés et mis à disposition sur le marché du réemploi. Bien que très peu de fournisseurs de matériaux de réemploi en aient fait leur spécialité, beaucoup disposent de quelques escaliers dans leur stock. Les volées d’escaliers en bois sont transportés entières depuis leur bâtiment d’origine, tandis que les escaliers en pierre sont démontés marche par marche. Les escaliers en métal présentent les deux cas de figure.
Pour pouvoir intégrer un escalier de réemploi dans un projet architectural, il faut souvent adapter le dessin de l’espace en fonction de l’escalier trouvé.

Produits fréquents

  • escaliers en bois, droits ou coudés
  • escaliers métalliques : par exemple anciens escaliers de secours
  • escaliers en pierre (voir aussi : seuils, marches et moellons)
  • escaliers en colimaçon, en métal ou en bois
  • mains courantes

Note : les anciens escaliers en colimaçon (fonte ou fer forgé) sont particulièrement recherchés et font l’objet de répliques. Si vous voulez vous assurer de trouver un produit de réemploi, renseignez-vous sur l’origine de l’exemplaire que vous envisagez d’acheter.

Traitements proposés

Les escaliers de réemploi sont généralement vendus dans l’état où ils ont été récupérés. Des traitements tels que sablage ou remise en peinture peuvent être réalisés une fois le matériel installé.

Le saviez-vous ?

Les escaliers complets constituent souvent un spectacle particulier dans le stock d’un fournisseur de matériaux de réemploi, ou lorsqu’ils sont récupérés lors d’un chantier de démolition. Cette fascination est palpable dans un article de presse de la fin du 19e siècle, qui décrit la démolition de l’ancien palais de justice de Bruxelles, et les matériaux récupérés à cette occasion :
La grande cour est encombrée par un amoncellement de madriers, de poutrelles, de ferrailles. Un escalier tournant, aux marches de bois usé, émerge de ces matériaux tel un gigantesque escargot incrusté entre des pierres de taille.
(L’indépendance belge, 24 avril 1892)