Cloisons et faux-plafonds

Il arrive souvent que les intérieurs des immeubles de bureaux soient renouvelés après à peine 10 ans – par exemple lors d’un changement de locataire. Ces travaux libèrent des quantités importantes d’éléments réutilisables tels que des systèmes de cloisons modulaires ou des faux-plafonds. À l’heure actuelle, ces produits sont rarement récupérés; les opérateurs qui prennent en charge le réemploi de tels éléments se compte sur les doigts d’une main. Mais on peut estimer que cette activité est amenée à se développer à l’avenir.
Les cloisons modulaires sont l’exemple par excellence d’un matériau démontable, et dont la durée de vie technique potentielle dépasse largement la durée de vie réelle. Cela en fait un excellent candidat au réemploi – du moins en théorie. Dans la pratique, de tels éléments sont rarement récupérés, notamment parce que les acteurs établis dans le secteur de l’aménagement de bureaux travaillent exclusivement avec des produits neufs. Pour intégrer des cloisons de réemploi dans un espace existant, les concepteurs doivent prévoir un détail de finition pour gérer les raccords entre ces cloisons de réemploi et la structure existante du nouveau projet. Il est rare en effet que les dimensions de ces cloisons tombent parfaitement juste, que ce soit en hauteur ou dans la longueur.
Les faux-plafonds sont un autre produit libéré fréquemment par les travaux dans les immeubles de bureaux. On en trouve de plusieurs types sur le marché du réemploi. Dans certains cas, il s’agit de faux-plafond possédant de grandes qualités décoratives : faux-plafonds à lamelles, alvéolaire, de forme et de composition variées (aluminium, acier, panneaux de bois…). Dans d’autres cas, il s’agit de systèmes modulaires d’apparence plus neutre, comme des dalles de laine de roche compressée.
Les propriétés techniques (niveau d’isolation acoustique, résistance au feu…) de ces matériaux ne sont pas toujours connues. Lorsque ces caractéristiques sont demandées, les auteurs de projet doivent alors entreprendre des recherches spécifiques pour estimer ces performances, considérer le scénario le plus défavorable ou encore réserver ces éléments à des fonctions décoratives.

Produits fréquents

Les cloisons et faux-plafond ne sont pas des éléments très fréquents sur le marché du réemploi. On peut toutefois y trouver de façon stable des lots de :

  • cloisons modulaires, et les portes qui font partie du système. Ce sont surtout les cloisons vitrées qui sont récupérées, du fait de leur valeur plus élevée.
  • systèmes de faux-plafond : différents formats et matériaux.

Prix constatés

Pour des éléments génériques, les prix constatés sont généralement ~50% du prix de l’équivalent neuf.
Pour des éléments plus caractéristiques, les prix peuvent être plus conséquents.

Le saviez-vous ?

Depuis 2003, une norme européenne (EN 12600) oblige progressivement l’utilisation de vitrage répondant à de plus grandes classes de résistance pour des cloisons entièrement vitrées. La norme est rentrées pleinement en applications dans les différents états membres au cours des années suivantes. Face à un système de cloison vitrée datant de cette période ou d’avant, il convient de vérifier la classe de résistance des vitrages. Le cas échéant, il faudra prévoir un garde-corps ou renforcer le verre à l’aide de films de protection transparents.