Briques

La brique est un matériau très répandu sur le marché du réemploi, en particulier en Belgique.
Jusqu’à la première moitié du 20e siècle, chaque région produisait un type de brique dont l’aspect et la teinte différaient selon l’argile et le mode de cuisson utilisés. Il en existe donc de nombreuses variétés – une diversité qui se reflète actuellement dans l’offre des fournisseurs de briques récupérées.
Les briques récupérées aujourd'hui sont des briques pleines, provenant de murs maçonnés avec un mortier à base de chaux (ou d'autres mortiers doux : à l'argile, de cendres, etc). Le mortier au ciment, dont la résistance compromet le nettoyage des briques, s'est généralisé à partir des années 1950. La plupart des briques mises en œuvre avant cette période s'avèrent de bonnes candidates pour la récupération.
La majorité des fournisseurs spécialisés de briques de réemploi sont aussi des entreprises de démolition. Elles acceptent d'abattre un bâtiment si les briques à récupérer en valent la peine. La maçonnerie d'origine est démolie selon une méthode adaptée à la récupération. Dans certains cas, la valeur des briques permet à ces entreprises d’offrir une réduction sur les coûts de démolition. La proportion totale de briques récupérées dépend de l'état de la maçonnerie d'origine. Elle est souvent de l'ordre de 50 %. Les briques sont triées, nettoyées et conditionnées sur palettes.
Aujourd’hui les briques de réemploi sont généralement utilisées comme parement, et non comme éléments structurels. Elles sont prisées pour leur aspect et leurs variations de teintes particulières. Il existe aussi des cas d’utilisation de briques de réemploi pour de la maçonnerie portante, mais ceux-ci sont plus rares. Ce matériau connaît aussi diverses applications en architecture d’intérieur et en aménagement paysager.

Produits fréquents

Il existe une grande variétés de types de briques de réemploi, caractérisées par leur mode de fabrication, leur origine, leur format et leur couleur. On distingue souvent les deux familles de briques suivantes:

  • Briques “faites à la main” (moulées) : Klampsteen, Paepesteen (rouge ou noire), briques de fours de campagne (Veldovensteen)...
  • Briques “machinales” (étirées) : Beerse steen…

Traitements proposés

Les fournisseurs de briques proposent généralement les traitements suivants :

  • tri (disqualification des briques impropres au réemploi)
  • nettoyage des restes de mortier
  • conditionnement sur palette

Pour qu’une brique soit considérée comme complète, il faut qu’au minimum une des deux grandes faces soit intacte. Etant donné que seule une face de la brique sera visible lors de sa remise en oeuvre, il ne faut pas s’inquiéter si certaines arrêtes de l’autre face sont ébréchées.
Certains fournisseurs préparent également des demi-briques ou de briques trois-quart. Celles-ci sont utiles pour certains certains types de mises en oeuvre (par ex. appareil debout et en croix pour un parement). Renseignez-vous auprès de votre fournisseur ce propos.

Prix constatés

Le prix des briques vendues à la pièce varient en fonction de la taille, de la qualité et la rareté de la brique.

  • briques faites main : entre 0,30 et 0,60 €/pc HTVA
  • briques de fabrication machinale : entre 0,25 et 0,35 €/pc HTVA

Mise en oeuvre

Au moment de concevoir une maçonnerie en briques de réemploi, il convient de poser une série de choix concernant les aspects suivants:

  • choix de l’appareil : debout, en croix, sauvage, à mi-brique…
  • mortier : à base de chaux ou de ciment.
  • joints: couleur, épaisseur et type. Classiquement, on trouve souvent des joints brossés, de couleur sable/beige. Mais il est également possible de travailler avec un joint mince et sombre. Dans d’autres cas, les auteurs de projet laissent expressément le parement non-rejointoyé, pour accentuer l’aspect rugueux de la façade.
  • finitions : possibilité de sablage de la maçonnerie (les traces de mortier et de peinture sur la façade sont effacées), de badigeonnage à la chaux…

Imitations

Le succès des briques de réemploi a amené certains fabricants à produire des briques neuves imitant l’aspect des briques de réemploi, grâce à des techniques de “vieillissement artificiel” : coups sur les arêtes, fausses traces de mortier, etc. Assurez-vous sur l’origine de vos briques récupérées auprès de votre fournisseur.

Le saviez-vous ?

Il y a eu une évolution intéressante sur le marché de la brique de réemploi. Autrefois, les briques “faites main” étaient les plus prisées. Il s’agit de briques d'aspect irrégulier, souvent centenaires voire bicentenaires. Depuis les années 1990, la fréquence de démolition des bâtiments anciens a diminué, tandis que la demande pour la brique de réemploi a persisté. Cela a eu pour conséquence d’amener les opérateurs de la récupération à s’intéresser à des types de briques pleines plus modernes, dites briques “machinales” (étirées). Celles-ci datent de la première moitié du vingtième siècle et possèdent un aspect beaucoup plus régulier. Ces briques de réemploi récentes ont progressivement trouvé une place sur le marché. Parce qu'elles sont plus courantes lors des démolitions, elles sont aussi moins chères que les briques de réemploi faites main.

Téléchargement

Vous trouverez ci-dessous des extraits de cahiers des charges pour des briques de réemploi. Ces extraits de cahiers des charges ont été réalisés en étroite collaboration avec les revendeurs spécialisés concernés.

Brique de réemploi